L’un de mes plus grands stress journalistiques
Février 2011, salle emblématique du Bataclan à Paris. J’étais sur le point d’interviewer Good Charlotte, l’un de mes groupes pop punk préférés.
Et je ne vais pas vous mentir : cette interview reste celle qui m’a le plus stressée dans toute ma carrière d’intervieweuse rock.
Good Charlotte jouissait d’une énorme popularité à l’époque, et pour moi, personnellement… j’avais un mega crush sur les frères Madden.
Arrivée au Bataclan : marcher pour ne pas paniquer
Nous sommes arrivées dans l’après‑midi à la salle de concert. Avant l’interview, nous avons passé quelques minutes à l’intérieur du Bataclan.
Moi ? Je parcourais la salle de long en large, essayant de calmer mon anxiété, de calmer mes pensées en boucle… sans grand succès.
Je ne saurais vous dire ce que je me répétais, mais je me revois à arpenter le sol boisé, à chercher le calme dans l’immensité de cette scène qui allait quelques heures plus tard être submergée par une foule en délire.
Notre ingénieur du son, d’ordinaire d’un calme olympien, m’a finalement dit, avec un sourire épuisé :
👉 “Si tu pouvais arrêter de te répéter ça encore et encore, j’en peux plus.”
Voilà… niveau stress, on était bien.
Le moment fatidique : dans un placard à balai avec Benji et Billy
Quand enfin on nous appelle pour l’interview, on nous installe dans une petite pièce… littéralement grande comme un placard à balai.
On avait à peine de recul pour installer la caméra… et moi… j’étais assise entre deux légendes californiennes :
🎸 Benji Madden, à ma gauche — mes épaules touchant les siennes.
🎸 Billy Martin, à ma droite — calme, attentif.
Regard de Benji à deux centimètres de moi… intérieurement ? Je me liquéfiais. Je crois que mes pensées ressemblaient à
👉 “Ne tremble pas, ne pense plus à rien, respire… non attends trop tard…”
Quelle situation. Ce moment. Ce temps.
Moi, intervieweuse rock, face à mes idoles, dans une pièce minuscule.
Jamais je n’aurais cru ça possible.
L’interview : stress, rires et souvenirs marquants
Malgré mon stress paralysant, l’interview s’est déroulée bien mieux que je ne l’avais imaginé.
Good Charlotte était chaleureux, accessibles, et ça s’est senti du début à la fin.
On a posé des questions sérieuses, on a ri, on a partagé des anecdotes… et surtout, un super moment ensemble.
La photo souvenir : immortaliser l’instant
Et bien sûr, la photo avec le groupe. Celle où je souris (un peu crispée, certes), mais où on voit :
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moi, encore sous le choc, ma sister, bien plus zen que moi
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Benji et Billy, détendus,
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et l’énergie incroyable de ce moment.
Cette image fait partie de mes souvenirs rock les plus précieux de toute cette époque.
Une interview gravée à jamais dans mon cœur
Retourner sur cette archive, c’est repenser à l’adrénaline, aux papillons dans le ventre, à la musique live, aux allers‑retours entre stress et joie pure.
Cette interview avec Good Charlotte au Bataclan n’est pas simplement un bon souvenir : c’est la preuve que parfois, les rêves les plus fous deviennent réalité.